Notre animal de compagnie, notre meilleur ami et thérapeute

Ou encore les 6 pouvoirs extraordinaires de nos animaux de compagnie.

Le mot « empathie » signifie « s’identifier à » ou « souffrir avec ». Il ne fait aucun doute que les êtres captent les sentiments de leurs semblables par le langage du corps et d’autres formes d’ordre sensoriel.

Il en va de même entre les hommes et les animaux. La manière dont se transmettent les sentiments importe moins que les réactions sympathiques des animaux. L’entraide constitue pour nombre d’espèces, un aspect essentiel de la vie sociale. Même les individus les plus intimement persuadés que tout comportement animal demeure façonné par des « gènes égoïstes » admettent l’importance du comportement altruiste que l’on trouve dans les colonies de fourmis, dans les soins parentaux apportés aux petits chez les oiseaux et les mammifères, et dans chaque groupe social. En aucun cas, l’altruisme entre humains et animaux ne peut s’expliquer en terme de « gènes égoïstes ». Une personne qui porte secours à son animal de compagnie, qui le soigne ou qui règle la facture du vétérinaire se comporte de manière « gratuite » . Et nullement en fonction d’une quelconque hérédité génétique commune.

Tout comme les hommes aident leurs animaux de compagnie, ces derniers aident les humains. Le lien émotionnel existe bel et bien. C’est avec des espèces manifestant la plus grande empathie à leur égard que les humains entretiennent les relations les plus étroites. C’est le cas tout particulièrement avec les chiens, les chats et les chevaux.

Nos animaux de compagnie comme conseillers psychologies

Il arrivent fréquemment que les humains parlent à leurs compagnons à quatre pattes et certains se confient régulièrement à eux.

Cette habitude est souvent d’un grand soutien: l’animal fait alors office de confident.

« Personnellement, quand je me sens triste, mon chat vient se blottir contre moi comme pour me signifier: n’oublie pas que je suis toujours là. Quand elle se couche à côté de moi et que je lui confie mes soucis, elle me regarde avec ses grands yeux complices. »

Chercheur spécialisé et très renommé dans le domaine des interactions entre l’homme et l’animal, le Dr Mary Stewart, de l’école vétérinaire de l’université de Glasgow, possède une expérience qui lui permet d’établir des comparaisons entre les animaux et les conseillers psychologiques.

Il est généralement admis qu’un bon conseiller psychologique se doit d’être sincère, honnête, compatissant, impartial, capable d’écoute, peu bavard et discret. Mary Stewart fait observer que ces qualités sont très précisément celles que les propriétaires de chats et d’autres compagnons apprécient hautement chez leurs animaux.

Tout se passe donc comme si ces derniers prodiguaient discrètement des conseils à leur maître. Elle estime même que certains animaux parviennent également à renforcer la confiance en soi et le bien-être général de leur maître car ils offrent une bienveillance, une empathie et un regard inconditionnellement positifs (en somme, toutes les qualités nécessaires au bon conseiller) à celui qui cherche vraiment à établir un « climat propice à l’amélioration » et dans lequel les patients trouvent le chemin de leur ressources intérieures pour progresser.

Il existe bien évidemment des différences majeures. Le fait même que les animaux ne vivent que dans le présent et soient incapables de parler signifie qu’ils ne peuvent aider leur maître à explorer son passé, à examiner ses relations personnelles et analyser ses éventuelles pulsions autodestructives. Les bons psychologues humains sont donc dans ce domaine irremplaçables.

Toute fois, les animaux ne manquent pas d’atouts. A l’instar des autres primates, les hommes trouvent un grand réconfort dans le contact physique. Notamment lorsqu’ils sont jeunes, ils ont besoin d’être affectueusement cajolés pour se sentir en sécurité. Nos animaux peuvent utilement intervenir dans ce domaine et nous, humains, pouvons les caresser et les enlacer.

Nos animaux ont une capacité d’amour

Animaux notre plus grand cadeau

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Leur capacité d’amour constitue peut-être le plus grand cadeau que peuvent offrir les animaux. Les patients ayant perdu toute confiance en eux-mêmes, ont les plus grandes difficultés à admettre qu’un être humain puisse les considérer avec respect.

Il ne leur est donc pas facile de reconnaître que les psychologues er autres thérapeutes soient capables de les accepter vraiment comme ils sont, sans faux-semblant. Certains d’entre eux, d’ailleurs, craignent que cette acceptation ne disparaissent dès lors qu’ils se dévoileraient. En revanche, les mêmes n’éprouvent aucune difficulté à estimer que leurs animaux les aiment sans condition.

L’amour inconditionnel

Patte de chat

Cet amour, qui ne pose aucune condition, semblent plus accessible aux chiens et aux chats qu’à la plupart des être humains. Cette caractéristique des animaux de compagnie constitue à la fois, la cause et l’effet des relations qu’ils nouent avec les humains: c’est lorsque leur maître ressent profondément le besoin qu’il se manifeste le plus clairement.

Nos animaux qui consolent

Animaux qui consolent

L’adéquation exacte de leurs réponses affectives aux besoins des êtres humains constituent l’un des traits significatifs qui se dégagent des témoignages relatifs aux comportements consolateurs et guérisseurs des animaux de compagnie. Ceux-ci, en effet, ne se limitent pas à un comportement affectueux stéréotypé.

« Mon chat semble toujours savoir quand j’ai besoin de réconfort. »

Les réponses affectives offertes par les chats sont particulièrement saisissantes venants d’animaux si épris de leur indépendance.

Voici un témoignage recueilli.

Une personne m’a écrit: « pendant 15 ans, Chat-chat, un chat roux, a été mon fidèle compagnon, la joie de ma vie. Magnifique animal, il aimait sa liberté. Cependant, quand je ne me sentais pas bien ou que j’étais triste, il ne me quittait jamais. Bien au contraire , il s’installait sur mes genoux en ronronnant et se blottissait tout contre moi. Quand j’étais à nouveau en forme, il reprenait ses habitudes, surtout la nuit. »

Plusieurs témoins ont affirmé que leurs animaux de compagnie les avaient réconfortés après la mort d’un être cher. Ils offrent un soutien précieux. Plusieurs études récentes portant sur le veuvage ont démontré que les propriétaires d’animaux se sentent moins déprimés et moins sujets au désespoir et à l’isolement. Il sont en général en meilleure santé et consomment moins de médicaments. Certains propriétaires affirment même que leur animal constitue une source de bien-être supérieure à la présence de parents ou d’amis.

Nos animaux thérapeutes

Les Grecs de l’antiquité pensaient que les chiens étaient dotés de pouvoirs thaumaturgiques et les employaient comme auxiliaires de santé dans les temples dédiés à Asclépios, Dieu de la médecine censé œuvrer par le canal de ces animaux. Quoique ne jouant plus ce rôle de nos jours, les chiens ont repris du service dans le même secteur d’activité dans des programmes de recherche centrés sur l’intégration possible d’animaux dans des protocoles thérapeutiques.

Chat et chien thérapeutes

Les animaux génèrent un effet réconfortant et consolant sur les malades et les personnes âgées, qu’ils contribuent à les détourner psychologiquement de leurs souffrances ou de leur solitude. Il arrive parfois aussi qu’ils fassent preuve d’une sensibilité remarquable aux besoins et à l’état du malade.

Des psys ont découvert que leurs chiens et chats possédaient un don de perception remarquable et pouvaient même remplir la fonction de médecin-auxiliaire. Sigmund Freud lui-même se faisait assister par son chien, un chow-chow, qui, loin de se contenter d’un rôle de simple figurant, faisait partie intégrante du processus, « l’élément animal guérisseur » selon les propres mots de son maître. Il s’asseyait tranquillement au pied du divan pendant l’heure d’analyse. Mais vers la fin de la séance, il aidait son maître en commençant invariablement à s’agiter, signifiant qu’il était temps d’en finir.

Les chevaux exercent aussi une influence curative remarquable sur les personnes souffrant de troubles mentaux ou physiques. En Europe, des services et associations ont mis sur pied des programmes de rééducation à base d’équitation destinés aux personnes souffrant de handicaps divers. Ils leur permettent de reprendre confiance en eux et de retrouver une certaine autonomie. Ces méthodes procurent non seulement d’indéniables bénéfices sur le plan psychologiques mais améliorent également l’équilibre et la coordination motrice des patients.

Nos animaux qui relaxent

L’état de relaxation qui dérive de la compagnie d’un animal provoque des changements du point de vue physiologique. Le rythme cardiaque ralentit, le rythme respiratoire diminue, les muscles se détendent. Ceci explique aussi l’amélioration de certaines pathologies de l’appareil locomoteur grâce aux animaux.

L’état de relaxation coïncide avec la diminution de production d’adrénaline et d’hormones corticoïdes (hormones du stress), produites par le corps en réponse à des situations de crise. Les émotions positives, en outre, stimulent la production d’endorphine, qui permet de mieux supporter les stimuli douloureux. Elles renforcent également le système immunitaire, permettant ainsi d’affronter victorieusement les maladies infectieuses.

Vivre avec un chat ou un chien qui, en général nous choisit, suscite des sentiments forts, tels que l’amour, la curiosité et la tendresse.

Nos animaux qui guérissent

Les animaux réconfortent véritablement les humains et les aident même à guérir. 

Des programmes de recherche ont même permis d’évaluer quantitativement leurs effets bénéfiques. Lors d’une étude prospective menée dans la région de Philadelphie, un groupe de personnes âgées ayant adopté des chats comparé à un groupe similaire sans animal de compagnie a été étudié pendant une année complète. Les entretiens ont permis de mettre en lumière l’existence de différences significatives entre les 2 groupes. Selon les critères de test psychologiques, les possesseurs de chats se portaient mieux que leurs homologues. Alors qu’au début de l’expérience, aucune différence symptomatique ne distinguaient les 2 groupes. Cependant, au bout d’une année, les personnes âgées qui avaient choisi de vivre avec un chat se sentaient moins seules, moins angoissées et moins déprimées. Les chats avaient également exercés des effets bénéfiques sur la tension artérielles.

Ainsi, nos animaux de compagnie, apportant joie, présence et affection, contribuent indéniablement à l’amélioration psychologique des personnes moralement fragilisées par leurs déficiences ou leur maladies.

chat heureux

Plus le lien entre l’animal et l’homme est puissant, meilleur sera le bénéfice.

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